VOLUME 20 NUMÉRO 3 MIAI 2012

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Convocation à l'assemblée générale annuelle

2012-03-27

Par Jackno - 0 commentaire(s)

Avec l’arrivée du printemps, c’est l’occasion de vous convoquer à notre assemblée générale annuelle. Votre Journal vous intéresse? Vous permet-il de connaître ce qui se passe dans votre milieu? Vous le recevez avec grand plaisir, je l’espère! C’est à votre tour de vous manifestez et de nous donner votre point de vue. L’assemblée générale annuelle est là pour ça. C’est à vous de vous exprimer. Tous les membres du conseil d’administration vous attendent avec impatience. Elle aura lieu le mercredi 11 avril 2012 à 19 h au local du Journal situé dans l’Espace Esdras-Minville. Nous vous attendons en grand nombre.

 
Je profite de l’occasion pour remercier Madame Claire Minville d’avoir accepté de joindre le conseil d’administration du Journal. Nul doute que ses expériences acquises au cours des mandats complétés dans d’autres organismes seront profitables à notre Journal  communautaire.


 

AVIS DE CONVOCATION
 
Assemblée générale annuelle du Journal communautaire Le Phare le mercredi 11 avril 2012 à 19 h. au local du Journal, 1 du Vieux Pont.
 
1. Mot de bienvenue, présence et quorum. 
2. Lecture et approbation de l’ordre du jour. 
3. Lecture et approbation du procès-verbal de l’assemblée 2011. 
4. Rapport du président. 
5. Rapport financier. 
6. Nomination d’un vérificateur 
7. Élection au conseil d’administration. 
8. Levée de l’ assemblée. 
 
Noël-Denis Samson, président

À Vendre: Carte de Souhait 2012 et Calendrier 2012

2012-02-17

Par Xmods - 0 commentaire(s)

ACTIVITÉ DE FINANCEMENT POUR LE JOURNAL LE PHARE
CARTES DE SOUHAIT - 3,50 $/CHACUNE
À VENDRE AU LOCAL DU JOURNAL LE PHARE

 



ACTIVITÉ DE FINANCEMENT POUR LE JOURNAL LE PHARE
CALENDRIER 2012 - 20 $/CHACUN ( PAPIER GLACÉ)
À VENDRE AU LOCAL DU JOURNAL LE PHAR
E

 

 

Invitation au lancement du livre

2011-11-29

Par Jackno - 0 commentaire(s)

 



 
 

 

 

Nouvelle parution du Journal

2011-05-26

Par Jackno - 0 commentaire(s)

Nouvelle présentation des parutions du Journal Le Phare. Elle sera accessible seulement pour nos membres lors des prochaines parutions.

Alors abonnez-vous. Une façon de souscrire à votre journal communautaire



http://fr.calameo.com/read/000717118e6c132c98b57

LA RECONQUÊTE DU QUÉBEC

2011-05-05

Par Jackno - 0 commentaire(s)

 

Thérèse Drouin

__________________________________

 

Vous êtes bel et bien en face de Thérèse Drouin, encore bien vivante.
 

Je ne connais pas beaucoup de personnes ici, et vous ne me connaissez sans doute pas tous non plus. Vous vous demandez peut-être : de quelle planète vient-elle celle-là ? Pourquoi se retrouve-t-elle sur la page couverture du livre de Monsieur Bouchard ?
 

Pour en faire une courte histoire, je veux vous apprendre que je suis originaire de la ville de Québec ; à l’âge de 1 an, mes parents m’ont amenée à Détroit, États-Unis, où on a demeurés durant 10 ans.
 

Durant la crise de 1930, notre famille est venue s’établir en Gaspésie à Rivière-Madeleine, sur la terre de mes grands-parents maternels. À cette époque, j’avais alors 11 ans et je ne savais ni parler, ni lire, ni écrire en français. Avec difficulté, j’ai dû apprendre la langue de mes ancêtres, pour devenir une gaspésienne canadienne française. Ma maîtresse d’école, Madame Jeannette Blanchette, a fait preuve de beaucoup de patience, mais a obtenu un beau succès puisque six ans plus tard j’étais détentrice d’un brevet du Département de l’Instruction Publique qui m’autorisait à enseigner à mon tour.
 

À ce moment-là, Monsieur Esdras est venu fonder notre colonie devenue grande avec le curé Bujold. Il avait à cœur de fournir à ses concitoyens la chance de se développer afin de pouvoir vivre de leur propre labeur. Dès les premiers mois, les pionniers décident que leurs enfants devaient avoir une école. Le curé Bujold m’a alors demandé de venir en prendre charge. J’ai probablement été recommandée par mon oncle Thommy Gagné et ma tante Clara qui étaient installés depuis un an déjà dans la colonie.
 

Une école fut bâtie sur le lot B. Mon école était très rudimentaire. La petite bibliothèque, le globe terrestre, les cartes géographiques, le dictionnaire, tout me manquait pour l’enseignement.
 

Le tableau noir s’affichait fièrement comme une vengeance pour le manque de tout le reste.
 

L’eau courante n’existait pas. C’était les élèves qui couraient chez le voisin avec une chaudière chercher de l’eau qu’ils buvaient à la tasse commune.
 

Les lueurs de la lune qui apparaissent rarement passaient entre les troncs arrondis; quand les tempêtes arrachaient leur calfeutrage, elles me fournissaient l’éclairage, faute d’électricité.
 

Dehors, la toilette qu’on appelait la bécosse ne fonctionnait pas à l’eau, mais plutôt à l’air poussé et froid.
 

Heureusement que ma petite école sentait le frais et le tout neuf. Puis, j’étais toute fière de poser les images saintes que j’avais encadrées sur les murs ondulés. Je me sentais ainsi protégée et soutenue par la présence de Dieu.
 

C’était donc le 2 octobre 1939 que je jetais ici mes filets pour saisir 36 enfants avec 6 divisions.
 

Ce n’était pas facile d’enseigner dans ces conditions. Je le constate maintenant. C’était même héroïque si on comparaît avec les facilités qui existent aujourd’hui. 
 

J’ouvrais donc la porte de l’école à ces jeunes aux sourires naïfs, les yeux pétillants, à ces jeunes qui étaient purs et merveilleux.
 

J’avais l’espoir de faire de ces petits de futurs hommes et femmes qui eux... « deviendraient l’espoir d’un peuple ».
 

À cette époque, la maîtresse pouvait réussir sa carrière parce que le calme, la gentillesse et la liberté régnaient partout.
 

Armée d’une grande ambition, je plongeais donc dans l’immensité de la forêt ayant comme but de soutenir ces pères de familles qui oeuvraient hardiment à défricher, à bâtir, à donner à leur progéniture l’assurance d’une vie future prospère.


Ces pionniers défricheurs souhaitaient que leurs descendants deviennent des individus nobles et honorables. Ces hommes braves, ces femmes remplies de courage, je les soutenais de mon mieux avec le peu que j’avais. Dieu a fait de mes élèves des gens magnifiques remplis de mérites et de vertus. Depuis ce temps, plusieurs d’entre eux nous ont quittés. 

 

Les premiers habitants qui résidaient dans le secteur environnant mon école, je les ai tous connus. J’ai vécu parmi eux, je les visitais ; mes émotions furent les leurs. Ils sont tous devenus mes amis et surtout, les meilleurs collaborateurs à la cause de l’enseignement et de l’éducation.
 

Avec eux, j’étais heureuse. Avec chacun, je partageais leurs joies ou leurs peines. Ces paysans aussi ont traversé des événements douloureux. Soulignons par exemple, l’inondation qui a submergé les routes et arraché les ponts ; de même que les brasiers fulgurants qui courraient entre les maisons qui ont été épargnées par la foi des colons.
 

Leur courage était remarquable, ils tenaient bon pour vaincre ces malheurs.
 

Combien de fois, mes pensées se sont envolées depuis ces années vers Grande-Vallée ! Jamais je ne l’oublierai. 
 

La photo sur la couverture du livre lancé aujourd’hui a été prise sur le lot appartenant à mon oncle Thommy. Celui-ci s’affairait à allumer ses nombreux abattis tandis que ses enfants dansaient autour des feux au son de mon harmonica.
 

C’était le bonheur pour tout le monde et je me souviens de tout ça comme si c’était hier.
 

Pour ma part, je suis très honorée d’être représentée non seulement en effigie sur la couverture de votre magnifique manuel que vous avez écrit, mais aussi à cause des réflexions qui me sont attribuées. Je suis flattée de devenir « l’espoir d’un peuple ». 
 

Vous avez bien raison Monsieur Roméo, d’écrire que j’étais alors une jeune femme libre et courageuse. 
 

Aujourd’hui, je jouis toujours d’une grande liberté et parfois aussi, je suis courageuse. 
 

Je suis encore jeune surtout jeune d’esprit, jeune de cœur. J’accepte avec plaisir d’être une « image inspirante du pays, de celui des bâtisseurs, mais aussi celui qu’il nous reste à bâtir » (citation de M. Bouchard.)
 

N’est-ce pas que je suis choyée. Merci Monsieur Bouchard pour vos constatations à l’égard des résidents de cette colonie devenue grande.
 

Quelle bonne idée d’avoir écrit « La Reconquête du Québec»!
 

Félicitations à ceux qui ont écrit des sections du livre, surtout à Messieurs Roméo Bouchard et Jean-Claude Côté qui se sont donnés à fond de train. Vous avez ressuscité Monsieur Esdras de même que les réalisations de sa vie remplie d’idée et d’occupations multiples.
 

Félicitations à M. Esdras Minville parce que ces œuvres sont redécouvertes à chaque nouvelle génération.
 

Félicitations à tous ceux qui formaient l’équipe qui a réalisé ce beau volume avec autant d’intelligence et d’amour.
 

Laissez-moi dire à ceux qui ont signé des chroniques que je trouve que chacun de vous a un esprit clairvoyant, une mémoire phénoménale, un coeur rempli d’attention et plein de générosité.
 

Votre constance et votre dévouement vous méritent un grand succès. 
 

Aux auteurs de ce livre, merci pour votre aimable invitation à venir fêter avec vous un tel événement. Cela me permet de fouler à nouveau ce beau coin de la Gaspésie qui est pour moi rempli d’empreintes indélébiles, où j’ai vécu durant quelques années.
 

Dans ma petite maison que j’habitais ici, et que j’appelais mon petit sanctuaire, je n’ai connu que du bonheur. Deux de mes enfants y sont nés et un autre est né à Mont-Louis où mon cher Laurent s’est dévoué avant d’offrir 25 ans de son existence à la compagnie minière de Murdochville.
 

Laurent n’a jamais oublié ses parents ni ses amis d’ici. Pour lui, Grande-Vallée c’était le paradis sur terre.
 

Aujourd’hui, il se réjouit avec nous. Il doit rire avec nous. De son palais céleste, il doit continuer à chanter des Alléluias à ses chers disparus qui ont loyalement accompli leur mission et sauvegardé leur patrimoine religieux.
 

Jean-Claude, j’ai remarqué ton intérêt pour les idées d’Esdras Minville. Étant un descendant très impliqué, tu comprends la profondeur de ses principes et de ses espoirs. Tu mets tout ton cœur à revigorer la vie sociale et économique de ton milieu. 
 

Félicitations pour ton travail acharné. Tu dois continuer à foncer pour les intérêts de tes concitoyens. Bravo ! Je suis très heureuse d’être ici avec vous tous. Mille mercis pour ce bonheur qu’on vit ensemble. Mes salutations à chacun et bonne soirée.

 



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